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L’équipe de rédaction des lettres aux parents Qui s’occupe de quoi et comment sont rédigées les lettres aux parents?
Qui s’occupe de quoi ?
Le Dr. Gisela Steppke-Bruhn et Birgit Storr sont en train de remanier la série de lettres rédigées en allemand. Les textes doivent être raccourcis pour que leur contenu gagne en concision après l’adoption d’une nouvelle maquette. Les lettres seront imprimées sous peu. Birgit Storr s’occupe par ailleurs de la rédaction d’une lettre hors série sur le thème de la « violence domestique ». Elle paraîtra en allemand et en trois autres langues. Dudu Sönmezcicek est chargée de la série de lettres rédigées en allemand et en turc. Elle vient de finir d’écrire la lettre hors série sur le « mariage forcé » et elle est en train de concevoir deux lettres hors série sur le « développement du langage » et le « soutien linguistique » qui devront être adaptées dans neuf langues. Hildegard Lierow s’occupe du secteur scolaire. Avec Sylvia Richel, elle travaille à l’élaboration des nouvelles lettre scolaires berlinoises. Par ailleurs, elle supervise la rédaction de la lettre hors série « Mobile avec des enfants » (pour les parents d’enfants allant à l’école primaire), publiée en février 2009, en allemand et en turc. Entre l’idée d’écrire une lettre aux parents sur un thème précis et la production du texte définitif, prêt à imprimer, il y a toute une succession d’opérations à effectuer et beaucoup de phases de travail à maîtriser. Pour commencer, il faut faire des recherches sur le sujet. Nous nous informons sur les publications consacrées au thème que nous voulons traiter, nous en exploitons le contenu et nous approfondissons ainsi nos connaissances sur le thème retenu. Ensuite, il nous faut convaincre des scientifiques, des experts et des hommes de la pratique de se constituer en comités consultatifs pour nous épauler jusqu’au texte final. Ces différents comités consultatifs constituent pour nous une importante source d’information et toute réunion avec eux nous permet de progresser. Nous sollicitons en premier lieu un comité consultatif scientifique, puis un comité consultatif professionnel dont font partie des représentants de services publics en charge des familles, de la jeunesse et des établissements scolaires. Enfin, nous nous adressons à un troisième comité consultatif qui se compose de spécialistes – des pédagogues qui apportent leur expérience pratique. Ce qui compte toujours, c’est de savoir ce qui est important dans l’optique des experts respectifs. Les diverses informations sont traitées et systématisées, ce qui permet de dégager les questions demeurées sans réponse, à propos desquelles nous devons à nouveau consulter des experts. Lorsqu’au terme de ces recherches complémentaires nous avons la réponse aux questions jusque-là en suspens, nous passons au concept et réfléchissons aux aspects suivants : quelles informations sont importantes pour les parents ? Quels messages voulons-nous faire passer ? Sur quoi faut-il mettre l’accent ? Quel doit être l’idée générale développée dans la lettre ? Comment nous adresser aux parents pour les atteindre réellement ? A partir de ce concept, nous formulons des « indications de mise en scène » qui, pour l’auteur de la lettre, constituent une sorte de fil conducteur, lui indiquant les contenus et les messages que doit véhiculer la lettre de même que le style qu’il convient d’adopter pour l’écrire. Les indications correspondantes contiennent déjà des idées de titres, des exemples, des énoncés concrets, etc. Maintenant, il faut trouver un auteur. Une fois que celui-ci a été désigné, nous lui demandons de participer à un atelier de réflexion au cours duquel nous parlons avec lui de la finalité de la lettre, des messages qu’elle doit contenir, nous précisons certains aspects du concept, revenons sur des indications de mise en scène. Une fois la mise au courant terminée, l’auteur peut passer à la phase d’écriture et rédiger un texte en tenant compte des diverses indications. Le manuscrit est en devenir. C’est un moment excitant que de voir enfin ce manuscrit posé sur la table. Nous le regardons. Contient-il tout ce que nous souhaitons y trouver ? Correspond-il à l’idée que nous nous en faisons ? Le texte est-il assez long ? Nous passons à l’étape suivante : retravailler le manuscrit. Nous fignolons certains passages, nous supprimons ou rajoutons quelque chose çà et là, nous nous assurons que le message passe bien. Il nous arrive de remanier plusieurs fois un passage et d’en formuler de nouveaux jusqu’à ce que la version (provisoirement) définitive nous donne satisfaction. Quand le manuscrit nous convient, nous le soumettons à l’examen des divers comités consultatifs. C’est le suspense qui commence. Nous nous demandons quel sera l’accueil réservé au texte, s’il suscitera des critiques. Généralement, les comités consultatifs font toutes sortes de suggestions et de propositions pour compléter le texte. Il faut donc les insérer, c’est-à-dire retravailler le manuscrit, faire des ajouts et reformuler le texte par endroits. Quand la version remaniée est enfin prête, il faut réfléchir à la mise en page, choisir la présentation graphique la mieux adaptée. Nous participons également à cette phase de travail : la présentation du texte est-elle en adéquation avec son contenu ? La nouvelle lettre aux parents correspond-elle à ce que nous souhaitions ? Quand tout est réglé, nous disposons enfin du manuscrit dans sa version finale. C’est alors que la lettre aux parents peut être imprimée et distribuée. Quant à nous, il ne nous reste plus qu’à attendre de connaître les réactions de nos lecteurs. Quelques lettres hors série sur des thèmes précis sont publiées non seulement en allemand, mais aussi dans plusieurs langues. Diverses opérations sont alors nécessaires. Souvent, il ne suffit pas de faire traduire un texte pour qu’il retienne l’attention des parents auquel il s’adresse. Un texte doit être adapté aussi bien du point de vue du fond que de la forme, c’est-à-dire qu’il doit tenir compte des besoins des parents, de leur situation et de leurs traditions en matière de langage. Nous organisons à ce propos des entretiens entre experts et parents et modifions de manière correspondante les indications en matière de régie. L’énoncé fondamental du texte devant être préservé, nous adaptons généralement les situations de la vie quotidienne qui sont prises comme exemples, ceci en fonction de la langue parlée par les destinataires, et nous mettons l’accent sur d’autres aspects. Les lettres sont écrites dans les langues respectives par des auteurs professionnels pour que les textes soient aussi vivants et aussi clairs que possible. Les lettres aux parents, rédigées en allemand et en turc, sont des créations originales et non pas le résultat d’un travail d’adaptation. Compte tenu des habitudes de transmission (dans le sillage de la tradition qui consiste à raconter les choses), les lettres sont écrites à la façon d’un feuilleton à épisodes et décrivent le quotidien éducatif d’une jeune famille d’origine turque. Leur rédaction a été confiée à Kemal Kurt et Habib Bektas, auteurs de livres d’enfants. Traduction, adaptation ou toute autre conception des choses ? La question se pose chaque fois que nous abordons un nouveau thème et la réponse à apporter est chaque fois différente. Neuf groupes parlant tous une autre langue sont associés à la préparation des nouvelles lettres hors série sur le thème du « développement du langage » et du « soutien linguistique ». Il est facile d’imaginer qu’un intéressant dialogue interculturel va s’instaurer à l’occasion. |
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